Générateurs de mots-clés gratuits : leurs volumes valent-ils quelque chose ?

Article mis à jour le 08 octobre 2026.

Ecrit par

Lucas ATTALI

Publié le

Catégorie

SEO

Lecture

10 minutes

GénérateurMots-ClésVolumeDeRechercheKeywordPlannerSearchConsoleOutilsSEOGratuitsGénérateurMots-ClésVolumeDeRechercheKeywordPlannerSearchConsoleOutilsSEOGratuitsGénérateurMots-ClésVolumeDeRechercheKeywordPlannerSearchConsoleOutilsSEOGratuitsGénérateurMots-ClésVolumeDeRechercheKeywordPlannerSearchConsoleOutilsSEOGratuits

Image générée par une IA

Vous avez classé vos prochains contenus selon le volume qu'affiche un générateur de mots-clés. Ce chiffre a l'air précis. Nous avons confronté les volumes de quatre outils, dont trois gratuits, aux impressions réelles de notre site dans la Search Console. Selon la requête, l'outil annonce jusqu'à 23 fois la demande observée, ou la moitié seulement. Et l'outil payant affiche, sur chaque requête qu'il connaît, le même chiffre que l'outil gratuit de Google.

D'où viennent les volumes affichés par un générateur

Un outil de recherche de mots-clés ne compte pas les recherches. Il les estime. Ce chiffre décide pourtant souvent des pages à écrire, alors que le rôle des mots-clés dans le référencement dépend autant de l'intention que du volume.

Les estimations reposent sur trois sources, souvent combinées. La première est Google, via son Keyword Planner : c'est la seule qui part des requêtes réellement tapées. Google réserve parfois des fourchettes aux comptes qui ne dépensent pas en publicité. Le 08/10/2026, sur notre compte sans campagne active, il nous a pourtant donné des valeurs exactes. Google décrit le fonctionnement de l'outil de planification des mots clés dans son aide. La deuxième source est le clickstream : la navigation d'un panel d'internautes, collectée par des extensions ou des applications, puis extrapolée à toute la population. La troisième est un modèle maison, qui déduit un volume du trafic observé sur les sites positionnés.

Quelle que soit la source, trois déformations s'ajoutent.

Les volumes tombent d'abord sur une échelle de paliers fixes : 10, 20, 30, 40, 50, 70, 90, 110, 140, 170, 210, 260, 320, 390, 480, 590. Un 110 ne veut pas dire 110 recherches. Il désigne toute la plage située entre deux paliers voisins.

Le chiffre affiché est ensuite une moyenne sur douze mois. Une requête cherchée 600 fois en décembre et presque jamais le reste de l'année affichera environ 50. Pour lire la saisonnalité, mieux vaut Google Trends, qui raisonne en tendances relatives.

Enfin, Google regroupe les graphies proches : accents, apostrophes, parfois le pluriel. Le volume vaut pour tout le groupe, et la plupart des outils le recopient sur chaque variante. Additionner « ads c'est quoi » et « ads c est quoi » revient à compter deux fois les mêmes recherches. Sur notre panel, Google a ramené 23 requêtes à 17 lignes.

Notre test : 22 requêtes confrontées à la Search Console

La Search Console donne, pour chaque requête où une page apparaît, le nombre d'impressions réelles. C'est la seule donnée de demande qui ne soit pas estimée. Nous l'avons mise face aux volumes annoncés.

La méthode :

  • Impressions Search Console du 08/07/2026 au 05/10/2026, données finales, France uniquement, divisées par 3 pour obtenir une moyenne mensuelle.
  • Panel : requêtes hors marque, en position moyenne 10 ou mieux, avec au moins 20 impressions sur la période. Soit 23 requêtes, dont une écartée plus bas : 22 entrent dans l'analyse.
  • Volumes relevés le 08/10/2026 dans le Keyword Planner (France, période septembre 2025 à août 2026), SE Ranking (base France), Ubersuggest et Semrush en version gratuite.
  • Variantes regroupées comme le fait le Keyword Planner : 22 requêtes, 15 groupes.
  • Ratio : volume annoncé divisé par les impressions mensuelles. À 1, l'outil tombe juste.

Les biais, à garder en tête :

  • Une impression ne vaut pas une recherche. Google ne la compte que si la page s'affiche dans les résultats chargés, c'est ce que Google compte comme une impression. Les impressions sont un plancher de la demande. Un ratio supérieur à 1 est donc en partie normal. Un ratio inférieur à 1 signale à coup sûr une sous-estimation.
  • Un seul site, et un panel dominé par des requêtes de définition autour de « ads ».
  • La Search Console masque les requêtes les plus rares.
  • Une requête a été exclue : « agence performance acquisition », 3 105 impressions et 0 clic. Plateau de 50 impressions par jour, week-ends compris, puis bascule complète du desktop vers le mobile le 21 août. C'est la signature probable d'un robot de suivi de positions. Semrush lui attribue pourtant 1 000 recherches mensuelles.

Résultats : de x0,5 à x23, et le même chiffre partout

Groupe de requêtesImpressions GSC / moisKeyword PlannerSE RankingUbersuggestSemrush gratuitRatio Keyword Planner
ads publicité, ads pub157210210210140 et 1101,3
campagne media (4 graphies)126604060non testé0,5
ads c'est quoi94110110110non testé1,2
ads def, ads définition852602602602603,0
c'est quoi ads37110110110non testé3,0
c'est quoi des ads1820aucune donnée0non testé1,1
ads c quoi1420aucune donnée20non testé1,5
les ads c est quoi1420aucune donnée0non testé1,5
agence facebook ads14320320590non testé23,4
c'est quoi un ads1230aucune donnée30non testé2,4
kpi communication11110110110non testé10,3
les ads8303030non testé3,8
différence seo sea7707070non testé10,0
c quoi ads610aucune donnée10non testé1,8
agence seo énergie renouvelable6aucune donnéeaucune donnée0non testé

Premier constat : les outils recopient le même chiffre. Sur les 9 groupes que SE Ranking connaît, il affiche exactement la valeur du Keyword Planner. Ubersuggest aussi, à trois exceptions près. Le générateur de mots-clés payant ne mesure rien de plus que l'outil gratuit de Google. Il en couvre même moins : 6 groupes sur 15 lui sont inconnus, tous ceux que Google chiffre entre 10 et 30 recherches. Ils pèsent 12 % des impressions du panel. Semrush est le seul à produire ses propres valeurs : 140 pour « ads publicité » et 110 pour « ads pub », là où Google donne 210 au groupe.

Deuxième constat : l'écart dépend de la requête. Sur le Keyword Planner, le ratio médian est de 2,1, mais il va de 0,5 à 23. Les requêtes de définition, qui forment l'essentiel du panel et que nous traitons dans notre article sur la signification de « ads », restent entre x1 et x3. Les requêtes de niche s'envolent : « agence facebook ads » annonce 320 recherches pour 14 impressions par mois en position 6. À l'inverse, le groupe « campagne media » annonce 60 recherches pour 126 impressions, soit moitié moins que le plancher observé.

Troisième constat : le chiffre bouge sans raison visible. Dans l'historique de SE Ranking, « agence facebook ads » affiche 10 recherches de janvier à juillet 2026, 590 en août, puis 390 et 320. « Générateur de mots clés » est passé de 10 à 590 en juin. Ubersuggest affiche encore aujourd'hui 590 sur « agence facebook ads », le pic d'août.

Le classement ne tient pas mieux. La requête annoncée en tête finit en milieu de tableau, à égalité avec deux micro-variantes. La deuxième la plus cherchée est classée huitième par l'outil. Le chiffre absolu ne tient pas, et l'ordre ne tient que pour les grosses requêtes de définition.

Les générateurs gratuits passés au même test

Pour quelqu'un qui n'a pas de budget, la question devient simple : quel outil de mots-clés gratuit donne le chiffre le moins faux, et jusqu'où va le gratuit ? Nous avons saisi les 23 requêtes du panel, robot compris, dans trois générateurs en ligne, le 08/10/2026.

Google Keyword Planner

Il faut un compte Google Ads, mais aucune campagne active. Le nôtre n'en avait pas, et l'outil a affiché des valeurs exactes, sans fourchette. C'est le seul outil qui montre le regroupement : 23 requêtes saisies, 17 lignes rendues. Il couvre 14 groupes sur 15, avec un ratio médian de 2,1. Il affiche aussi l'évolution sur trois mois : -64 % sur « agence facebook ads », un signal que les autres outils ne donnent pas.

La limite : l'interface est pensée pour l'achat de publicité. La colonne « concurrence » mesure la concurrence entre annonceurs, pas la difficulté de se positionner en SEO.

Ubersuggest

En compte gratuit, l'analyse groupée d'Ubersuggest nous a permis de passer toutes les requêtes d'un coup, sans toucher aux 10 crédits offerts à l'inscription. L'outil couvre 12 groupes sur 15, avec un ratio médian de 2,7, et ajoute une difficulté SEO.

Les limites : il ne regroupe pas les variantes. « ads def » affiche 260 et « ads définition » 170, alors que Google les fusionne. Additionner les deux surestime le groupe de 65 %. Plusieurs scores de difficulté sont marqués comme périmés, et « agence facebook ads » garde un volume de 590 que les autres outils ont déjà corrigé.

Semrush, version gratuite

Le compte gratuit de Semrush donne 10 requêtes par jour. L'analyse groupée accepte la liste, mais ne renvoie le résultat que pour un seul mot-clé. Il faut donc saisir les requêtes une par une, et notre quota s'est épuisé après 4 mots-clés. Semrush produit ses propres valeurs : 140 pour « ads publicité », 110 pour « ads pub », 260 pour « ads def ». Il attribue aussi 1 000 recherches mensuelles à la requête de robot écartée de notre panel.

Avec 4 requêtes, aucun ratio n'est significatif. En gratuit, Semrush sert à vérifier une requête, pas à construire une liste.

Notre verdict

Sans budget, le meilleur générateur de mots-clés gratuit est celui de Google. SE Ranking et Ubersuggest reprennent ses chiffres, et il est le seul à montrer quelles requêtes il fusionne. Ubersuggest vient en complément pour la difficulté SEO, en vérifiant la date de chaque donnée. Semrush gratuit dépanne pour une vérification ponctuelle.

Un outil payant ne rend pas le volume plus fiable. Sa valeur est ailleurs : suivi de positions, analyse des concurrents, historique. Une fois les chiffres en main, reste à trier les requêtes, ce que détaille notre méthode de sélection en six étapes.

Utiliser un volume sans se faire piéger

Comment savoir quels sont les mots-clés les plus recherchés ? Un générateur de mots-clés SEO donne une première réponse, approximative. Seule la Search Console donne la demande réelle, et seulement sur les requêtes où votre site apparaît déjà. D'où quatre règles.

  1. Lire le volume comme un ordre de grandeur. Il sert à comparer des requêtes entre elles, dans un même outil, jamais à prévoir un trafic. Regroupez d'abord les variantes, sinon vous additionnez deux fois les mêmes recherches.
  2. Piloter sur les impressions dès qu'une page est positionnée. À partir de là, le volume estimé n'a plus d'utilité : vos impressions mesurent la demande que vous captez vraiment. C'est ainsi que nous avons mené l'accompagnement SEO d'Arizona Hotdogs, suivi sur la Search Console pendant toute l'année 2022, avec des impressions multipliées par 30.
  3. Se méfier des sauts brutaux. Un volume qui passe de 10 à 590 en un mois, sans événement de marché, traduit le plus souvent un recalage de l'outil, pas une explosion de la demande. Regardez l'historique et attendez deux ou trois mois avant de réorienter un plan éditorial.
  4. Ne pas écarter une requête parce que l'outil affiche zéro. 6 groupes sur 15 de notre panel sont inconnus de l'outil payant, alors que Google leur attribue 10 à 30 recherches. « agence seo énergie renouvelable » affiche 0 ou rien partout, et génère pourtant des impressions chaque mois en tête de page.

Ces vérifications ont leur place dans un audit SEO régulier : confronter les volumes prévus aux impressions obtenues, page par page, montre vite où votre plan éditorial s'est appuyé sur un chiffre fragile.

Le seul volume fiable est celui de votre site

Un générateur de mots-clés, gratuit ou payant, sert à trouver des idées et à les classer grossièrement. Notre test montre que les outils les plus répandus affichent presque tous le même chiffre, celui de Google, avec des écarts de x0,5 à x23 face à la demande réelle. Payer un outil ne réduit pas cet écart.

La décision, elle, se prend sur vos propres données. Dès qu'une page apparaît dans les résultats, la Search Console vous dit combien de fois elle a été vue, sur quelles requêtes et à quelle position. C'est cette donnée qui doit trancher entre deux sujets, prioriser une mise à jour ou abandonner une piste.

Si vous voulez confronter votre plan éditorial à ce que Google mesure vraiment, c'est le point de départ de notre accompagnement en référencement naturel. Parlons de vos requêtes et de vos chiffres : contactez-nous.

Lucas ATTALI

Lucas ATTALI

Directeur de Production

Du développement Front-end à Product Owner en passant par Chef de Projet et Responsable de Production, j'aime toucher à tout et avancer en équipe pendant chaque étape d'un projet.

Partagez notre article

autour de vous !

Recevez nos derniers articles dans notre newsletter LinkedIn.

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle sur LinkedIn.

© 2019 - 2026 Tous droits réservés par Beavers

|

Mentions légales

|

Politique RGPD