SEO

Google My Business | Loi DMA : fin du monopole de positionnement

Nous sommes en train d’assister à une révolution numérique inédite. En effet, la loi Digital Markets Act (DMA) vise à abolir la toute puissance des GAFAM. Ce qui entraîne pour 2024 la fin du monopole de positionnement de Google My Business. Beavers s’est penché sur ce sujet d’actualité qui impacte notre façon d’utiliser Internet et surtout de rendre visible son entreprise. Que dit exactement la loi DMA et quels sont les changements prévus ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Écrit par Lou Rédac // Posté le

La loi Digital Markets Act en clair

L’Union européenne a voté récemment la loi DMA, créée en 2020 par Margrethe Vestager, la commissaire européenne de la concurrence, pour une entrée en vigueur le 1er novembre 2022 et une application en mars 2024. La loi contraint les géants américains d’enlever leur mainmise sur la concurrence au risque de recevoir une sanction salée.

Objectif de cette loi

La DMA est une législation sur les marchés numériques, elle représente l’une des composantes de la régulation numérique qui se joue en ce moment. L’autre pilier est la DSA, soit la législation sur les services numériques. À elles deux, elles fixent un cadre précis selon le modèle européen de manière à :

  • protéger les données informatiques des utilisateurs dans le cadre du RGPD ;
  • équilibrer l’économie numérique ;
  • favoriser l’innovation ;
  • mettre fin aux pratiques anti-concurrentielles.

Interdictions et sanctions

google-my-business-loi-dma-fin-monopole-positionnement-1.jpg
L’interdiction de mettre en place un traitement préférentiel s’applique désormais aux contrôleurs d’accès que sont ces grandes entreprises. Concrètement, il leur sera interdit de :

  • privilégier leur classement dans la SERP (page de résultat de recherche) ;
  • utiliser les données personnelles des internautes via les réseaux sociaux sans leur consentement dans le but de leur proposer des produits ou services en lien avec leurs centres d’intérêt ;
  • proposer des tarifs avantageux et des conditions différentes aux utilisateurs via leur site Internet ou d’autres plateformes pour appâter le client.

La Commission européenne ne plaisante pas avec les sanctions imposées aux GAFAM qui ne respecteraient pas la loi DMA. Si les géants du Web enfreignent les règles, une amende équivalente à 10 % de leur chiffre d’affaires dans sa globalité sera appliquée. En cas de récidive, ce sera le double !

Obligations des contrôleurs d’accès

Les grosses entreprises qualifiées de contrôleurs d’accès seront soumises à des obligations :

  • Permettre aux utilisateurs de choisir leur moteur de recherche. Pour cela, les applications aujourd’hui préinstallées sur les smartphones pourront être facilement désinstallées. Et dès la première utilisation d’un smartphone, l’utilisateur verra plusieurs moteurs de recherche sur son écran : Ecosia, Qwant ou Google Search, à lui de choisir celui qu’il préfère utiliser.
  • Même chose pour les services de messagerie. WhatsApp n’aura plus le monopole, il sera au même rang que Telegram ou Signal, par exemple. Cela permettra à l’internaute de choisir sa plateforme pour communiquer avec ses contacts et ses proches.
  • Les annonceurs utilisant des plateformes pour leur diffusion auront accès aux métriques publicitaires afin de s’assurer de leur fiabilité et de tester leur ROI.
  • Certaines fonctionnalités d’un smartphone ou iPhone pourront être accessibles aux développeurs informatiques d’une enseigne de manière à faciliter l’utilisation par les internautes. Par exemple, la RATP pourra proposer aux consommateurs de payer leur abonnement via le “sans contact” sur iOS d’Apple.

Positionnement Google My Business : ce qui change pour votre visibilité

Nous vous avions annoncé une révolution et en effet, cette loi va modifier certaines de nos habitudes. Concrètement, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ne seront plus mis en avant dès qu’un utilisateur ira sur Internet. Voici un aperçu de ce qui va changer d’ici mars 2024 :

Indexation du store locator

Pour chaque établissement, un répertoire web géant sera créé et les GAFAM ne pourront plus faire passer Google My Business en priorité, même si Google Business Profile continuera à exister. Les sites corporate avec des fiches store locator seront à l’honneur et bien plus visibles, ce qui est parfait pour le SEO local et l’UX.

Les enseignes ayant plusieurs points de vente auront une page indexée par localisation, ce qui augmentera considérablement leur visibilité sur le net. Pour faire simple, la géolocalisation de ces établissements pourra se faire via divers outils cartographiques selon la plateforme utilisée, comme Waze, Apple Plans, Here WeGo ou TomTom. Google Maps ne sera donc plus l’unique lien.

Avis vérifiés

C’est terminé les avis Google qui donnent libre accès à tout et n’importe quoi. Grâce à la loi DMA, les entreprises auront la possibilité de publier les avis des consommateurs sur une plateforme aux avis vérifiés, respectant la norme ISO AFNOR 20488:2018. Cela évitera les dérives du web et rassurera les consommateurs qui veulent de la sincérité.

Affichage de résultat enrichi pour une meilleure optimisation

Lorsqu’un utilisateur cherche un établissement, il veut avoir un maximum d’informations. Pour cela, l’affichage de résultat enrichi, pour une recherche locale, permet de lui donner ce qu’il veut, en affichant l’essentiel, soit :

  • les avis ;
  • les photos ;
  • la FAQ.

Il sera donc important d’optimiser vos pages géolocalisées en renseignant vos coordonnées complètes, les horaires d’ouverture et bien sûr, les avis clients. Vous pourrez également vérifier la rapidité de la charge de vos pages en allant sur web page test.

Autres plateformes utiles pour votre visibilité

Selon le secteur de votre activité, il sera intéressant d’avoir une visibilité accrue sur des plateformes autres que Google. Vous avez par exemple :

  • Booking ou TripAdvisor pour l’hôtellerie ou le logement de vacances ;
  • Doctolib pour les professionnels de santé ;
  • La Centrale ou Allo Garage pour le secteur automobile ;
  • Planity pour les métiers de la coiffure ou de la beauté ;
  • Pages Jaunes ou Pages Entreprise Facebook pour tous secteurs confondus.

 
 
À l’horizon 2024, Internet devrait donc être une toile plus équitable permettant de développer la mise en concurrence afin de laisser la liberté à l’utilisateur d’agir. Les firmes américaines n’ont plus qu’à bien se tenir si elles ne veulent pas recevoir des sanctions importantes de la part de la Commission européenne. Côté visibilité pour une entreprise, c’est plutôt favorable grâce à la diversité possible des plateformes et une optimisation réussie.

Si vous voulez être accompagné dans votre stratégie marketing, laissez-vous guider par des experts du positionnement et augmentez rapidement votre notoriété sur le Web.

Lou Rédac

Rédactrice web SEO

Créatrice de contenu web, correctrice littéraire, autrice de poésie bilingue 🇨🇵🇪🇸

Recevez nos derniers articles en entrant votre email ci-dessous

D'autres articles dans la catégorie SEO

D'autres articles de la Pause Café